Syndicat d’Aménagement Hydraulique du Sud Loire

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Création du SAH

Il fallait trouver le financeur de ces travaux qui dépassaient la mission de l’Union, son président a travaillé dur pour convaincre les communes de marais et des syndicats de rivières concernés de se regrouper et le Syndicat d’aménagement hydraulique du Sud de la Loire (SAH) a été constitué par arrêté préfectoral du 15 mai 1984 avec pour objectif : la réalisation et l’aménagement d’ouvrages hydrauliques d’intérêt collectif, en vue de l’amélioration de la maîtrise de l’eau sur les bassins versants du sud de la Loire. En 1984 le SAH n’intervenait que pour prendre le relai de l’Union dans les investissements (Martinière, iles des Bois Bourine etc. puis l’automatisation des ouvrages et Collet, Millac) ; en 1996, le SAH a pris la compétence gestion et exploitation des ouvrages, il a assuré alors le fonctionnement des ouvrages à la place de l’Union au début avec un prestataire de services la CEP, depuis le 1er octobre 2010 cette gestion est reprise en régie directe.
Aujourd’hui, conscientes de l’importance de la coordination de la gestion de l’eau à l’échelle des bassins versants, les collectivités adhérentes du SAH s’associent et mettent en commun leurs moyens afin d’engager une dynamique de projets sur leurs territoires en vue d’atteindre et conserver le bon état écologique des milieux aquatiques. L’action du SAH s’inscrit dans la logique des lois et règlements en vigueur. Elle reprend en particulier les politiques du SDAGE Loire Bretagne et répond aux enjeux du SAGE de l’estuaire de la Loire. Elle intègre également les préconisations du SAGE de la Baie de Bourgneuf et du marais breton, ainsi que celles du SAGE Logne- Boulogne- Ognon- Grandlieu.
Au-delà de la seule gestion hydraulique, l’activité du SAH s’inscrit dans une démarche globale de développement durable, intégrant l’ensemble des enjeux environnementaux, sociaux et économiques. Aussi, pour faciliter la mise en œuvre des actions nécessaires à l’atteinte des objectifs imposés par la Directive cadre européenne sur l’eau et afin de garantir la prise en compte de toutes les contraintes de son territoire, le syndicat assurera la concertation par le biais de commissions consultatives territoriales associant l’ensemble des usages sur le bassin versant. Le SAH entreprend les actions permettant la mise en œuvre d’une gestion équilibrée de la ressource en eau et des milieux aquatiques, sur le territoire de ses communes. En tant que structure référent du SAGE de l’estuaire de la Loire, il est le garant de la gestion intégrée des ressources en eau, de la préservation, et de la reconquête de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques.
En tant que collectivité publique, le SAH ne peut investir et intervenir par sa gestion que sur des biens lui appartenant ou à la suite de DIG (le cas actuellement avec le CTMA) il travaille en ce moment en bonne harmonie avec le président actuel de l’Union et les collectivités concernées, au transfert de l’Union vers le SAH des ouvrages nécessaires à la gestion (beaucoup d’ouvrages et beaucoup de travail).
Si le SAH est l’organisme compétent pour les investissements et la gestion hydraulique sur son périmètre. Il n’intervient que dans le cas de travaux d’utilité publique ou d’intérêt général, le syndicat de marais garde la compétence sur son périmètre aussi bien par sa gestion propre que pour ses ouvrages syndicaux ; quant à l’Union des marais, si ses compétences ont été transférées au SAH, elle seule reste le fédérateur des syndicats de marais et doit représenter et défendre les propriétaires de marais dans les différentes instances (SAGE, Natura 2000 etc.) ; c’est l’homme par ses travaux qui continue à façonner nos paysages de marais et hier comme aujourd’hui l’éleveur du marais par son travail est le seul à l’entretenir…pour combien de temps ? les priorités hydrauliques d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui…la mise en place de nouveaux règlements d’eau avec le nouvel ouvrage de Buzay devra réunir auparavant des intérêts toujours contradictoires mais gageons que le bon sens réunira tous les partenaires autour de l’intérêt général qui est de maintenir une activité agricole d’élevage sur ces marais au risque de voir disparaître ces paysages.